Après ces deux épisodes introductifs sur la société que nous vivons, ce qu’est la créativité naturelle en chacun et sa fonction dans l’évolution que nous traversons, hors toute conception artistique, il est temps de se pencher plus concrètement sur les blocages que cette capacité inconsciente subit en chacun, maintenus par les émotions et les pensées liés aux jugements, aux croyances profondes (au sens non religieux), aux culpabilités, et on commence par l’émotion la plus efficace et la plus répandue : LA PEUR !
Elle est omniprésente dans notre société, à tous les étages, y compris dans les domaines du divertissement et du loisir. On nous en sert à longueur de journée dans les infos. On en use et abuse dans l’éducation et le management. Et de manière générale, chaque fois qu’on a besoin de mettre un peu de pression pour prendre le contrôle d’une situation. Mais ça va plus loin encore. Une mère s’inquiète pour ses enfants, pensant que c’est de l’amour. On s’inquiète de son avenir, pensant se l’assurer. La seule existence du métier d’assureur d’ailleurs, est une aberration née des illusions que nous avons forgées sur la simple réaction émotionnelle de la peur. Les personnes souffrant d’angoisses sévères, par exemple, sont les indicateurs les plus clairs d’une société malade de peur.
La peur, contrairement à l’idée la plus répandue n’est pas une réaction émotionnelle liée à un danger direct et immédiat. Lorsque notre vie ou celle d’un autre en notre présence est menacée, nous avons naturellement une réaction toute inverse. La peur paralyse, et pour de simples raisons de survie, nous sommes au contraire extrêmement réactifs et efficaces en cas de danger réel. La peur est totalement absente, et c’est la raison même pour laquelle nous pouvons apprécier les sports extrêmes par exemple. Les personnes qui en pratiquent témoignent d’un sentiment très particulier, d’être plus en vie que jamais. Tous nos sens et toutes nos capacités sont décuplées dans ces moments, justement parce que nous ne pensons et nous ne ressentons plus, nous sommes présents et prêts à agir avant que le danger ne devienne mortel.
Nous ne pouvons avoir peur, et il est possible de nous faire peur qu’en l’absence de danger immédiat. C’est une émotion qui dans l’histoire de l’humanité a principalement eu des buts éducatifs et préventifs, mais aussi autoritaristes. De nos jours, elle a pris une proportion telle qu’elle touche chacun de nous au quotidien, dans tous les domaines de notre vie, en n’ayant qu’une seule fonction, celle d’un frein à chacun de nos élans.
Lorsqu’on observe nos émotions, nos pensées en général et nos peurs en particulier d’un point de vue énergétique, de nombreux éclairages se font. Nous sommes constitués d’un champ électromagnétique scientifiquement mesurable, étonnamment plus fort au niveau du cœur qu’au niveau du cerveau. Je vous invite à découvrir à ce propos les travaux de recherche de HearthMath, une organisation américaine qui depuis 20 ans explore la fonction de ce champ d’énergie qui entoure le cœur humain. Ce champ électromagnétique est à la fois émetteur et récepteur. Il ne gère que deux types de messages : le Oui, le 1, l’Amour, la Vie, et le Non, le 0, La Peur, la Mort.
On comprend alors que la peur est le contraire de l’amour et que là où l’amour protège et épanouie la vie en chacun, la peur l’attaque et la détruit. Nous n’avons le choix à chaque instant, dans tout ce que l’on entreprend, que celui de la peur ou de l’amour, de la mort ou de la vie.
Il a été scientifiquement prouvé également que, contrairement à l’idée reçue, la mémoire n’est pas toute entière stockée dans nos cerveaux. Et notamment la mémoire de tous les petits et grands traumas que nous avons vécu, est stockée dans notre champ énergétique et lue par nos cerveaux comme des réactions automatiques à appliquer aux situations similaires.
L’énergie est faite pour circuler, et notre champ énergétique est censé être fluide, c’est ce qui se passe dans l’état d’être que l’on peut nommer amour, mais dans le cas d’un trauma, physique ou psychique, nous la retenons et la faisons stagner dans notre champ, constituant ainsi une mémoire que nous pouvons appeler peur. C’est là que s’enclenche un processus paradoxal. Cette mémoire a pour but de nous protéger de futurs traumas du même type. Mais une énergie qui stagne est une énergie qui s’étiole. Pour survivre et regagner régulièrement en force, ce morceau de notre champ énergétique va constamment attirer de nouveaux traumas du même type. Ce phénomène est particulièrement clair lorsque nous nous trouvons dans une boucle relationnelle où, avec des personnes différentes, nous nous retrouvons à subir exactement les mêmes blessures.
C’est encore en observant les réactions naturelles des enfants face aux émotions fortes que nous pouvons le plus facilement observer ce phénomène. Vous le remarquerez, un enfant qui subit une grosse émotion est traversée par elle, il l’exprime par des pleurs ou des cris, et lorsqu’elle est passée, il retourne à ses occupations comme si de rien n’était. Retenir les énergies comme point de mémoire est un apprentissage que nous faisons. C’est parce qu’un adulte aura peur pour nous et nous dira fais pas si fais pas ça tu vas encore te faire mal, que petit à petit nous apprendrons à restreindre nous-mêmes nos actions en fonction de nos expériences passées et celles que nous pouvons en déduire par similitude des situations. De plus, plus nous grandissons, plus nous apprenons à retenir l’expression de l’émotion qui nous traverse, et c’est en en retenant l’expression que nous retenons l’énergie et formons ce que nous ressentons comme une peur.
Il existe plus d’une technique pour permettre à l’énergie émotionnelle de circuler, dont l’EFT. La plus simple consiste à la laisser être, lui permettre de nous traverser en la ressentant et en l’exprimant si besoin, en y prêtant une attention sans jugement. Comme on dit « tout ce à quoi on résiste persiste. » Il s’agit donc de ne pas y résister sous aucun prétexte. Chaque émotion, agréable ou désagréable est un message, et si le message est reçu, plutôt que refoulé, il n’aura pas besoin d’être répété.
La créativité naturelle est une capacité de tous, vouée à l’expression de nos talents particuliers, de l’originalité de notre être, et elle permet à chacun la liberté d’être qui il est en priorité face à toute attente sociale que l’on puisse avoir à son égard. Lorsque nous nous en servons, nous sommes dans le même état dénué de pensées et d’émotions qu’en pratiquant un sport extrême, mais sans nous mettre en danger. Il ne peut y avoir de peur lorsque nous nous mettons à l’œuvre avec notre capacité de créativité naturelle. Et cette capacité ne peut être en présence de la peur.
Ainsi, ceux qui ont appris à se plonger dans cet état créatif, ceux qui s’autorisent à utiliser leur capacité créative, s’en servent souvent sans même s’en rendre compte comme une technique pour tout simplement annuler leurs peurs durant le processus créatif.
Néanmoins, pour nous débarrasser définitivement de cet héritage ancestral, il nous faut agir en conscience sur cette émotion, en modifier notre perception, et grandir en les dépassant.
Laurent et moi vous offrons à cet effet quelques méthodes simples que vous pourrez personnaliser selon vos expériences et selon la peur que vous souhaitez dépasser. Je vous invite à les découvrir en temps que fichiers annexes à cette émission afin que vous puissiez y avoir un accès plus confortable.
Exercice 1Nourrissons le courage
Exercice 2Exprimons notre vécu
Exercice 3EFT & Matrix Reimprinting
Exercice 4Méditation Jeffrey Allen