Sur les cendres des corps voilés,
La terre tremble au son du cor et du cavalier,
Le chemin de nos civilisations, arpenté par la vigueur de nos guérillas,
Sur le sol chauve nourrit par le mimétisme des guerriers.
Le stress de la détresse trahit nos traces
Races qui marchent pieds nus pour la procession des destins érigés en stèles.
Fussent-elle passé ou avenir, rien de nouveau dans le style ;
Que de différences aux origines similaires ;
Peut-être la Génération 2.0 sera encore, au prochain millénaire,
Peut-être on parlera des bushmen, des kouchs ;
A coup sûr, on médiatisera les régimes et les putschs.
Dire le sarcasme des crimes, en déplorant les conséquences,
Sous tutelle des épidémies,
Drame des ennemies sans alibis,
Sous la muraille des artisans qui soudent les brèches du gouffre
L’abattage des troncs, en masquant les racines.
La Génération 2.0 moulée au pas des sources, faut-il s’en étonner ?
Loin sans faut, avec la venue des prélats siliconés
On en fait des victimes au solde de la pomme,
Génération désarmée, sans valeur pour la voyelle et la consonne, tout se consomme,
Au micro-onde, elle se consume,
Dire qu’on a des amis,
Faire une grève de la faim ou attendre de payer l’addition,
Génération digitale, Génération 2.0
Génération qui vivote, intoxiquée,
Dans l’addiction de la tête baissée et du smiley
Implacable, incapable de générer
Vautrée dans la gourmandise,
Bafouant les dernières volontés d’Alexandre Le Grand
Sans se douter du code éthique
Génération 2.0, il y en aura une autre
Une autre qui marchera sur tes pas
Seulement, y aura-t-il encore un sol… ?